Transfigurés par Dieu (1er mars – 2e dimanche de Carême)

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Dans notre chemin vers Pâques, après les tentations du Christ Jésus au désert vient sa transfiguration sur la montagne : « il fut transfiguré ». La transfiguration de Jésus est l’œuvre de Dieu, son Père et notre Père. Avant que Jésus ne connaisse l’humiliation et les souffrances de sa Passion et de sa mort en Croix, Dieu veut montrer sa gloire aux trois apôtres qui seront au plus près de lui durant son agonie : Pierre, Jacques et Jean. Car celui qui succombera sous les coups de ses bourreaux est le « rayonnement de la gloire de Dieu » et « l’expression parfaite de son être » (He 1, 3-4). Le Seigneur Jésus est Un avec son Père, et le lien qui les unit est l’amour : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie », dit la voix entendue depuis la nuée lumineuse.

En nous aussi, malgré notre péché, Dieu notre Père veut trouver sa joie. C’est pourquoi il nous a envoyé son Fils qui nous dévoile la vérité des écrits de Moïse et des prophètes. C’est pourquoi il nous donne l’Esprit Saint pour progresser dans notre vie baptismale et ainsi être « transfigurés » à l’image du
Fils « avec une gloire toujours plus grande » (2 Co 3, 18). Puis, viendra le jour où « le Seigneur Jésus-Christ…transformera notre corps humilié pour le rendre semblable à son corps de gloire » (Ph 3, 20-21). Ce sera la résurrection des morts.

Joyeux de nous savoir ainsi aimés de Dieu, suivons le conseil de saint Pierre, l’un des témoins de la Transfiguration, qui nous invite à nous conduire « avec crainte » durant le temps de notre séjour sur la terre (1P, 1, 17). « Avec crainte » ne veut pas dire dans la peur, mais dans le culte véritable, l’adoration du Dieu vivant et vrai. C’est ce que l’Église nous invite à vivre plus intensément durant le Carême, dans une joie purifiée par la prière, le jeûne et l’aumône.

Père Brice de Malherbe

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