Histoire et architecture

  • 1000 ANS D’HISTOIRE

Fondée en 543, Saint-Germain-des-Prés est l’un des premiers édifices gothiques, qui contribua à la diffusion de ce nouveau style et est de toute première importance sur le plan archéologique.

Les bâtiments conventuels sont reconstruits successivement au cours du XIIIe siècle, et une chapelle abbatiale inspirée par la Sainte-Chapelle est édifiée par l’architecte Pierre de Montreuil et dédiée à la Vierge… Nous vous proposons un rétrospectif historique pour découvrir l’un des monuments parisiens les plus visités et les plus extraordinaires.


Bienvenue dans l’une des plus anciennes églises de Paris, un haut lieu de l’art roman. Depuis quinze siècles, ce lieu est dédié à la prière et au recueillement, vénérant la Croix du Christ et deux martyrs : Symphorien, décapité à Autun en 179, et Vincent, martyr à Valence en 304 (patron des vignerons).

HISTOIRE ET ORIGINES

  • Né vers 496 à Autun, Germain dirige le monastère Saint-Symphorien. Devenu évêque de Paris en 555, il encourage le roi Childebert à construire la basilique Saint-Vincent-Sainte-Croix. A la mort de Childebert en 558, Germain se voit confier la fondation du monastère, dont les moines suivent la règle de Saint Basile-Saint Antoine.
  • 8ème siècle : Charlemagne dote l’abbaye, devenue Saint-Germain-des-Prés, et impose la règle de Saint Benoit. C‘est un centre intellectuel majeur de la Gaule.
  • 9ème siècle : Après les invasions normandes, l‘abbaye est dévastée.

TRANSITION DU ROMAN AU GOTHIQUE

  • 990 : L’abbé Morard, soutenu par Robert le Pieux, décide de reconstruire l’église, commençant par le clocher porche. Les chapiteaux romans historiés, parmi les premiers de l’époque romane, ornent la nef. Inspirés de l’Orient, ils représentent divers feuillages, têtes de taureaux, serpents enlacés ainsi que des scènes de la Bible.
  • 12ème siècle : Le chœur gothique actuel est construit par l’abbé Hugues et consacré en 1163 par le pape Alexandre Ill, rappelant l’autorité pontificale sur l’abbaye. Les chapiteaux d‘animaux fabuleux, comme les sphinx et les oiseaux a tête humaine, ornent le chœur et le porche.

17e – 18e siècles : LES MAURISTES

  • 1631 : Les bénédictins se réorganisent, et l’abbaye devient le centre d‘une nouvelle communauté sous la protection de Saint Maur, avec un rayonnement intellectuel exceptionnel.
  • 1789-1800 : La Revolution française et l’urbanisation laissent les bâtiments monastiques dévastés.

19e siècle : L’ABBAYE DEVIENT UNE PAROISSE

  • Rétablissement des cultes en 1802 : Des travaux de restauration sont entrepris par les architectes Godde et Baltard. Le peintre Hippolyte Flandrin est chargé de la décoration en 1843, réalisant des peintures murales sur le sanctuaire, le chœur, la nef. Le Transept nord est peint par Cornu.
  • Les peintures du sanctuaire représentent l’entrée de Jésus à Jérusalem et la montée au calvaire. Les vitraux sont basés sur les dessins de Flandrin, et les peintures de la nef racontent l’histoire du salut de la Création a la Mission des apôtres.

20e – 21e siècles

  • L’église paroissiale continue d’être un lieu d’accueil, de prière, de partage de la foi et de témoignage pour le quartier, les étudiants, les jeunes professionnels et les touristes.

 

Plan de l’église 

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Clocher (990) : Le plus ancien de Paris, surmonté d'un beffroi du XIIe siècle

Orgue : Provenant de l’abbaye de Saint-Victor, installé en 1813.

Fonts baptismaux : Chapiteau ancien représentant le combat de David et Goliath.
Cuve de marbre du XVIIIe siècle provenant de Saint-Landry.

Peinture de François Verdier (1677) :
La résurrection de Lazare

Peinture de Laurent de La Hyre
L'entrée de Jésus à Jérusalem
XVIIe siècle

Peinture "mays de St Germain"
Le baptême de l'eunuque de la reine Candace
(Nicolas Bertin) 1718

Peinture "mays de St Germain"
La mort de Saphira
(Sébastien II Leclerc) 1718

Chapelle Saint François-Xavier :
Statue de Coustou (XVIIe siècle).
Mausolée du cœur de Jean Casimir, roi de Pologne
puis Abbé Commendataire de Saint Germain († 1672).
Sculpture de G. Marsy et bas-relief du Fr. J. Thibaud.
Grande fenêtre et vitrail du XVIIe s.

Croisée des transepts :
Christ en bois (XIVe siècle)
et la Vierge au sourire (XIIIe siècle).

Sanctuaire, base des deux tours :
Peintures d'Hippolyte Flandrin (1846) :
L'entrée à Jérusalem et La montée au calvaire

Mur de la tour sud :
Bas-relief de H. Charlier représentant la consécration épiscopale de Mgr de Montmorency-Laval,
premier évêque du Québec, béatifié en 1980.

Chapelle Saint Maur :
Elargissement dissymétrique du croisillon sud
avec coupole à lanternons et peinture de J. Restout (1756)
représentant l'Apothéose de saint Maur.

Chapelle Sainte Thérèse :
Tombeau de Jacques Douglas († 1645) par Michel Bourdin

Chapelle Saint Benoit :
Plaques funéraires de Descartes, Montfaucon et Mabillon.
Autel mémorial des martyrs de l'Abbaye (sept. 1792)

Chapelle Sainte Anne :
Soubassement à arcatures
et chapiteau avec tête d'ange.

Chapelle Sainte Geneviève :
Vitraux du XIIIe siècle, constitués à partir
de fragments de vitraux
de la chapelle de la Vierge
et du réfectoire des moines.

Chapelle de la Vierge (XIXe siècle) :
Statue de la Vierge portant l'Enfant Jésus (marbre de Dupaty, 1822).
Grisailles de Heim (1828) : L’adoration des mages et La présentation au Temple.

Chapelle Saint Germain :
Illustre la facture primitive des chapelles rayonnantes.

Chapelle du Sacré-Cœur

Chapelle Saint Pierre et Saint Paul :
Plaque funéraire de Nicolas Boileau.
La mission de Saint Pierre, d'Etienne Jeaurat (1763)

Chapelle Saint Joseph :
Tombeau de Guillaume Douglas († 1611)
attribué à Michel Bourdin père.

Statue Notre-Dame-de-Consolation : XIVe siècle.

Chapelle Saint-Symphorien (XIe siècle)
édifice religieux le plus ancien de Paris

Chapelle Sainte Marguerite :
Statue du Fr Jacques Bourlet (1705).
Tombeau d'Olivier et Louis de Castellane avec sculptures de François Girardon :
La fidélité et La piété.
Grande fenêtre et vitrail du XVIIe s.